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200305 Thermes Hall Marion Lavit Luztourisme 1

Aux sources du thermalisme Village d'histoire

Approche-toi des sources et laisse la montagne te raconter son histoire à travers l’eau. Ici, chaque goutte a voyagé dans les profondeurs avant de remonter chargée de bienfaits, de légendes et de siècles de soins. En parcourant le quartier thermal, tu entres dans un lieu où les vapeurs soufrées, les récits d’illustres curistes et le murmure des cascades composent une ambiance unique. C’est une invitation à ressentir, à comprendre et à vivre le thermalisme là où il prend véritablement naissance.

L'eau thermale Et ses propriétés bienfaisantes

Réchauffée au coeur de la terre et puisée en profondeur à 30m sous l’établissement, l’eau thermale de Saint-Sauveur conserve toutes ses propriétés en ressurgissant inaltérée sous forme de source chaude à 33°. Chargée en soufre et barégine, elle apaise, cicatrise et régénère la peau et les muqueuses. Les eaux soufrées démontrent leur action bénéfique sur les affections des voies respiratoires et ORL, les maladies veineuses et lymphatiques, les algies gynécologiques.

Thermes de Saint-Sauveur Un peu d'histoire...

Un testament datant de 1504 évoque le sanctuaire Sent Saubador deu Banh signifiant Saint Sauveur des bains, réunion d’un oratoire dédié au Sauveur et d’un bain aménagé près de la source recouvert d’une voûte partiellement creusée dans la roche. En 1572, cette source fut pourvue d’un petit édifice précaire à l’initiative de l’évêque de Tarbes. Les eaux de Saint-Sauveur furent officiellement reconnues source d’État en 1730.

Saint-Sauveur connut un nouvel essor vers 1750 lorsque l’abbé Bézégua, guéri de pathologies digestives par la source, prêcha pour ses vertus pendant des années et adossa au bassin collectif, une maison d’accueil des curistes. La renommée du lieu à la fin du XVIIIème siècle fut également due à l’efficacité des soins contre les maladies féminines. À ce moment-là, le quartier vit sortir de terre plusieurs établissement hôteliers, de nouveaux bains et une chapelle. En 1794, fut proposée la construction d’un véritable établissement thermal par la réunification des bâtiments existants et de quelques maisons attenantes.

Au XIXème siècle, alors que les thermes connurent leur âge d’or, ils furent l’objet d’agrandissements successifs et d’améliorations majeures pour répondre à la demande d’une clientèle de riches étrangers, notables, et têtes couronnées. Les Duchesses de Berry et d’Angoulême vinrent en villégiature pour le romantisme du lieu, les paysages pittoresques et les promenades bucoliques de bonne santé, symboles des nouvelles distractions mondaines du thermalisme.

En 1859, Saint-Sauveur gagna ses lettres de noblesses grâce au séjour du couple impérial Napoléon III et Eugénie de Montijo qui projeta la construction de somptueux édifices et dota le quartier d’un patrimoine inestimable.

En 1996, une extension permit l’implantation du premier espace de balnéothérapie du département. Les espaces de soins bénéficièrent de technologies de pointe : machine de thalaxion pour le drainage, chromothérapie pour stimuler l’activité veineuse…

Aujourd’hui, l’eau thermale chargée en soufre de Luz-Saint-Sauveur resurgit sous forme de source chaude à 33°. Grâce à ses propriétés apaisantes, cicatrisantes et régénérantes, elle représente une alternative naturelle et efficace aux traitements médicamenteux et chirurgicaux en phlébologie, en gynécologie, ou pour soigner les voies respiratoires.

Entrée portique à colonnes (ancienne façade principale)
Inscription gravée “Vos haurieris aquas de Fontibus Salvatoris : Vous boirez les eaux à la Fontaine du Sauveur – ou du Salut.”

Hall thermal (entrée libre de 15h à 19h sauf le dimanche) Reproduction de la baignoire d’Eugénie, cabines de bains et galerie.

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L’histoire de la Hountalade Sur et ses eaux sulfurées

Situé sur le début de la promenade des Cascades sur les hauteurs du quartier thermal, un petit établissement historique cache une source qui jaillit à quelques pas des thermes actuels : la Hountalade. Les eaux sulfurées sodiques de Saint-Sauveur proviennent du massif granitique de Cauterets. L’eau s’infiltre dans les fissures du granite de la région d’Ardiden puis, après avoir circulé à 5km de profondeur, remonte en surface en traversant des bancs de calcaire anciens, le long des grandes failles.

Boucle des cascades Idée balade

Au départ du quartier thermal (dos aux thermes, au 3ème passage piéton à droite par le chemin de la Hountalade) près de sa source, un sentier au milieu de la forêt apaisante de l’Agnouède te mène vers la grande cascade du Mensongé. Après seulement quelques lacets en début d’itinéraire, tu surplombes Luz-Saint-Sauveur depuis un splendide belvédère.

Boucle d’1h — revêtement glissant (déconseillé en hiver)

Âge d'or du thermalisme 2 colonnes en mémoire...

Monument à la duchesse d’Angoulême

Symbole du phénomène balnéaire et thermal du début du XIXème siècle, Marie-Thérèse de France, duchesse d’Angoulême, vint prendre les eaux entre juin et juillet 1823 à Saint-Sauveur. À la suite de la célébration grandiloquente de son arrivée par les communes traversées, une colonne de marbre fut élevée par la Commission Syndicale de la Vallée du Barège sous l’impulsion des habitants, à quelques pas des thermes, face à la pension où elle eut séjourné.

Monument à la duchesse de Berry

En 1828, la Duchesse de Berry séjourna pendant un mois et demi à la maison Brauhauban pour prendre les eaux et faire des excursions autour de la station thermale, comme en atteste une plaque commémorative en façade. La population locale qui avait vivement célébré son arrivée, fut touchée par les actes de charité dont elle fit preuve et par sa proximité avec les habitants. Ces derniers décidèrent de lui dédier un mémorial sous la forme d’une impressionnante colonne, dont les abords ont récemment été embellis.