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Sur les chemins du pastoralisme Esprit Montagne

Viens découvrir le pastoralisme, il fait partie intégrante de l’identité de la vallée. Au Pays Toy, tu entendras les cloches des troupeaux tinter. Selon la saison, tu les verras peut être aussi traverser Luz Saint Sauveur. Un activité de tradition à découvrir sans modération.

La pastoralisme Un savoir-faire ancestral

Le pastoralisme dans la vallée de Luz est une tradition vivante. Chaque année, les troupeaux montent en estive, perpétuant un savoir-faire ancestral. Les bergers façonnent les paysages en entretenant les prairies d’altitude et la biodiversité locale.

Ce mode d’élevage valorise des produits authentiques et de qualité reconnus, comme le mouton et son appellation d’origine protégée Barèges-Gavarnie. Il contribue aussi à préserver un équilibre entre l’homme, l’animal et la nature.

Découvrir le pastoralisme, c’est plonger dans une culture riche, profondément ancrée dans le territoire.



Le sais-tu ?

Les béliers ne portent pas de cloches. Ce sont les brebis ou les moutons (mâles castrés), qui en sont munis. Elles sont accrochées aux brebis les plus belles et les plus amicales. Des cloches d’ornement (trucou) sont utilisées pour la transhumance (mude) ; elles sont accrochées aux plus beaux moutons, signe de fierté pour l’éleveur.

Parole de berger

La transhumance Sur les chemins des estives...

Au Pays Toy, les troupeaux évoluent au rythme des saisons. Dès les beaux jours et la fin des gelées ils montent en altitude pour repaitre de l’herbe fraîche. Dès la fin de l’été ils redescendent dans la vallée. C’est la transhumance.

La montée des troupeaux en estives c’est le temps fort de la vie pastorale !

Avant le départ on prépare les animaux. Les cloches sont accrochées, le son permettra à l’éleveur et aux animaux entre eux de se retrouver. La laine des animaux est marquée de couleurs différentes distinguant les animaux d’un même secteur. Les oreilles aussi sont marquées, chaque animal est muni d’ une boucle numérotée pour identifier les bêtes perdues ou les jeunes égarés… Les méthodes utilisées traditionnellement (entailles, petits trous distinctifs…) propres à chaque maison paysanne sont toujours utilisées aujourd’hui en complément et par tradition.

La transhumance est encore pratiquée de manière traditionnelle. Mais elle s’effectue de plus en plus souvent à l’aide d’une bétaillère, les animaux sont ainsi moins stressés et cette méthode facilite le passage des routes de plus en plus fréquentées.

Chaque éleveur a un secteur de montagne attribué, que les animaux maitrisent de génération en génération. Ils connaissent les lieux et moments où l’herbe est la plus appétente, les abris, les couchages et les points d’eau.

En montagne, les animaux sont chez eux !

L’éleveur – berger leur rend visite une fois par semaine en moyenne. Il repère son troupeau aux jumelles. Il le regroupe, aidé par son chien, pour compter les animaux , leur donner des soins éventuels, et du sel . Le sel est un complément alimentaire nécessaire à l’animal. Sa distribution permet aussi d’habituer le troupeau à revenir toujours au même endroit.

La période d’estive est primordiale pour le développement et l’engraissement des animaux, et elle est une condition primordiale pour l’appelation d’origine protégée.

Des montagnes sans frontière

Le col de la Bernatoire est le passage par lequel les bergers du Nord-Aragon amènent depuis toujours leurs troupeaux sur les pentes plus verdoyantes du versant nord. Ils s’y sont même longtemps sentis chez eux, les Français étant montés plus tardivement dans ces estives. Ce qui n’est à personne étant naturellement convoité par tous, l’histoire de ces pacages n’est qu’une succession de conflits et de traités et conventions, appelés « lies et passeries », chaque fois contournés aussitôt que conclus. Au début du XXème siècle, les querelles se sont enfin apaisées, les traités ont même fini par créer une sorte de marché commun de l’herbe. Aujourd’hui, près de mille bovins traversent la frontière et, fin juillet, Français et Espagnols célèbrent leurs accords.

Rencontre avec Jean Cazaux  Écoute le podcast

Chef de chantier à la Commission Syndicale de la Vallée du Barège

240529-INTERVIEW_CSVB.mp3240529-INTERVIEW_CSVB. Date de sortie : 2024.

Les granges foraines Découverte

Elles font partie du patrimoine paysager du Pays Toy. Leur volume est assez restreint et les aménagements intérieurs réduits au strict minimum. Elles ont toutes orientées nord-sud : leur implantation résulte d’une adaptation au terrain, au vent dominant et à la présence d’une source.

Le fenil se situe à l’étage, on y accède souvent par une rampe d’accès contre le mur pignon. La bergerie est au rez-de-chaussée.

Les éleveurs bâtissaient eux-mêmes avec des pierres ramassées sur place, dans les champs, dans les raillères en pied de falaise ou ramenées des bords du Gave. À l’origine, les toits étaient couverts de chaume, moins cher et plus accessible que l’ardoise. Le chaume était protégé du vent et de la pluie par des pignons à gradins qu’on appelle des pènaous. Ces petites marches, plus larges que le mur de support avaient aussi pour but de renvoyer l’eau de la pluie vers l’extérieur.

Appellation d'origine protégée Barèges-Gavarnie

Cette appellation se distingue par des caractéristiques très précises, liées à son terroir d’altitude.

Les troupeaux, de race barégeoise, vivent au rythme des saisons avec au moins deux estives en montagne, où ils se nourrissent uniquement de la flore naturelle. Cette alimentation et la transhumance donnent une viande rouge vif, finement persillée, tendre et sans goût fort, aux arômes subtils de plantes de montagne comme le serpolet.

L’AOP garantit aussi que toutes les étapes — naissance, élevage et transformation — se déroulent dans le même territoire, assurant une traçabilité totale.

Derrière ce label, tu retrouves une promesse forte : préserver des savoir-faire ancestraux, des élevages à taille humaine et des paysages vivants.

C’est enfin une histoire collective, portée par des éleveurs engagés depuis les années 1990, qui ont obtenu l’AOC en 2003 puis l’AOP européenne en 2008.

Découvrir le pastoralisme 3 visites

Fabrique de lainage La Carde Circuit d'interprétation

Découvre les 12 étapes du cardage au filage de la laine sur le toit-terrasse.

Entrée libre du lundi au samedi de 9h à 12h et de 14h à 18h30.

Luz et Coutumes Écomusée

Dans la reconstitution d’une grange d’autrefois, exposition d’objets et outils anciens.

Entrée libre du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 18h.

Millaris Centre d'interprétation

Voyage au cœur même du « Pays des Cirques » en passant par l’agriculture, le pastoralisme et l’histoire de la vallée.

Entrée libre du lundi au samedi.