- Quel chemin as-tu emprunté pour devenir apiculteur ?
Après un bac professionnel agricole, j’ai suivi un BPREA spécialisé en apiculture. À l’origine, rien ne me destinait particulièrement à ce métier. La mère de mes enfants possédait quelques ruches. J’ai commencé à m’y intéresser, à « mettre le nez dedans », et la passion est née. J’ai ensuite travaillé auprès de plusieurs apiculteurs de la vallée, puis pendant deux saisons, dans les Cévennes chez des apiculteurs en agriculture biologique. Cette expérience m’a conforté dans mon choix de m’installer. J’ai donc créé mon exploitation en 2010 et construit la miellerie en 2015. Aujourd’hui, je travaille avec un salarié de mai à août, la période la plus intense de la saison.
- Combien de ruches possèdes-tu ?
La Miellerie du Pays Toy compte environ 200 ruches de production, auxquelles s’ajoutent une centaine d’essaims. Ces derniers sont indispensables pour compenser les pertes hivernales, notamment liées au varroa, un parasite qui affaiblit les abeilles et les colonies, mais aussi à la pression du frelon asiatique. Le renouvellement régulier des reines est essentiel : les jeunes sont plus vigoureuses et pondent davantage que celles âgées de deux ou trois ans.
- Où sont-elles installées ?
Elles sont implantées par types de floraisons. Les miels de fleurs sauvages proviennent d’Esterre, Esquièze et Sazos, tandis que les ruches destinées au miel de rhododendron sont installées à Barèges et Gèdre. Autour de Luz-Saint-Sauveur, on trouve celles du tilleul. La bruyère quant à elle, est récoltée un peu partout dans la vallée au mois d’août. Pour produire du miel d’acacia, des ruches sont déplacées au printemps dans les Landes, et pour le châtaignier, vers Argelès et Morlaàs.
Nous pratiquons encore la transhumance, mais beaucoup moins qu’auparavant. Certains ruchers restent désormais toute l’année sur les mêmes emplacements.
- Quels facteurs influent sur la qualité du miel ?
La qualité dépend avant tout des fleurs butinées. C’est la flore qui lui donne sa couleur, son parfum et ses arômes.
- En quoi les abeilles sont indispensables à l’écosystème ?
Les abeilles jouent un rôle fondamental dans la pollinisation. Elles participent à la reproduction d’une grande partie des plantes à fleurs, des arbres fruitiers et de nombreuses cultures maraîchères. Leur présence est indispensable au bon fonctionnement des écosystèmes comme à notre alimentation.Les abeilles jouent un rôle fondamental dans la pollinisation. Elles participent à la reproduction d’une grande partie des plantes à fleurs, des arbres fruitiers et de nombreuses cultures maraîchères. Leur présence est indispensable au bon fonctionnement des écosystèmes comme à notre alimentation.

Portrait Jean Vergez Bellou -APICULTURE
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